PARTIE HAUTE
Le PUY DE SANCY (un jardin botanique) Dans le haut
de la fontaine salée.
En se baladant sur les sentiers de randonnée qui
mènent au sommet du monarque du centre de la France, quelque part, il y a "pour celle ou celui qui sait observer" des zones humides (tourbières de pente), avec leur cortège de particularités et
fleurs spécifiques aux milieux humides et tourbeux.
Haut de la
zone humide (partie de la zone "en eau", Sphaignes et plantes de milieux humides spécifiques (il est fortement déconseillé d'y pénétrer sans précautions
élémentaires) au risque de détruire un espace protégé...
Partie
basse de la zone humide de la dépression "sous les crêtes", (ici ce sont les Saules des Lapons qui y règnent)
En marchant et en regardant légèrement plus bas sur
la droite du sentier, on peut remarquer la présence de petits saules et de la fameuse Linaigrette "ce qui incite à aller voir de plus prêt, avec encore
une fois, un maximum de précautions" Les critères d'identification d'une zone de tourbière sur un flanc de montagne sont en général discrets et à moins que l'on s'en approche, il est
difficile d'en définir les paramètres. A partir d'un inventaire rapide (géographique, climatique, biologique, etc...) apparaitront des
spécificités aux milieux tourbeux.
Dans la partie haute de la dépression et sur un
tapis de sphaignes, des GRASSETTES sont en fleur. Cette plante est plus fréquente sur les zones humides en moyenne montagne, car plus adaptée aux rigueurs des conditions météo.
Les critères
pour identifier une zône humide (tourbière de pente): Les données géographiques (relief, paysage et nature du substrat). Les données climatiques (les précipitations et le brouillard). Les données biologiques (la flore "espèces
typiques, répartition, adaptation de la flore, etc...) et enfin, l'aspect physique et chimique du milieu (l'eau "si elle est libre,
stagnante, ph, sels minéraux, etc...) Cette approche, permettra de différencier et de comparer plusieurs zone humides ou tourbières et d'en définir les critères qui sont propres à
chacune.
En effet, à part dans "les grandes lignes", aucune
tourbière n'a la même histoire et la même façon de fonctionner. En prenant dès le départ, ce genre de réflexion comme critère d'identification , votre approche du milieu "spécifique tourbière",
n'en sera que plus juste.
GRASSETTE
ou Langue d'oie, mais aussi Violette Grasse. Famille des Lentibulariacées. C'est une plante vivace. Ses feuilles "ovales", sont disposées à la base et sont de couleur vert jaunâtre et
gluantes.
En effet c'est une plante "partiellement carnivore"
dont les feuilles couvertes de glandes, sécrètent un produit attirant les insectes. Le produit sécrété par ses glandes lui sert à digérer ces mêmes insectes en les
décomposant.
Sa floraison a lieu de mai à juin en général. Selon
le retard de la végétation, il arrive parfois qu'elle soit plus étendue dans le temps (c'est le cas sur le Sancy, nous sommes le 18 juillet 2008).
Cette fleur a une taille d'environ 15 mm et elle est
implantée sur sa tige d'environ 15 cm de haut.
LINAIGRETTE
ou Jonc a coton, famille des Cypéracées. C'est une plante vivace de 30 à 60 cm de hauteur. Les fruits donnent l'apparence de pompons cotonneux. Sa floraison a lieu d'avril à juillet.
Habitat, jusqu'à 1600 m. Cette plante est caractéristique du paysage des milieu tourbeux.
LES
SPHAIGNES, et COMARET. Au cours de leur évolution, les sphaignes s'agglutinent pour former à la surface de l'eau des touradons. Ces touradons finissent par se rejoindre et comblent
complètement la surface occupée par l'eau. Ensuite, les sphaignes s'accroissent sur la hauteur. Dans ce milieu asphyxiant (acide) elles comblent en épaisseur l'espace de la cuvette ou de la
dépression. En se tassant elle meurent et sont à l'origine de la tourbe.
Aspect
visuel d'une sphaigne.
Ici il s'agit d'une tourbière "motteuse", son alimentation se fait par ruissellement des eaux régulières. Elle présente la même dynamique qu'une tourbière bombée. Ce qui la différencie,
c'est sa taille qui est beaucoup plus petite et donc sa morphologie varie. Hors-mis certaines plantes qui diffèrent, son rôle de conservation de l'eau n'est en aucun cas, négligeable. Il est
même essentiel pour l'alimentation en eau pour l'activité pastorale.
Ici sur
cette photo, on distingue la partie verte qui renferme les pigments chlorophylliens et la partie orange marron, dont les tiges meurent par la
base.
SAULE DES
LAPONS (Salix Laponum), famille des Salicacées. C'est un petit arbre pouvant atteindre 1 à 2 mètres de hauteur. Ses feuilles sont très douces au toucher, elle sont couverte d'un "duvet"
blanc. Ses fleurs sont regroupées en chatons. Ce petit arbuste est très fréquent dans les tourbières et les zone humides de moyenne montagne. Cette plante est très rare, elle est localisée dans les monts Dore et le Cantal. Plus abondante dans le monts Dore. A PROTEGER ABSOLUMENT.
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Accompagnateur en Montagne (diplômé d'Etat) et passionné par la nature, mon blog est consacré à la pratique de l'alpinisme, à l'escalade, à la randonnée et au trekking vers les pays lointains. Il vous fera aussi découvrir ce que Dame nature a bien voulu nous permettre d'observer au détour d'un chemin de randonnée.
Ce blog est conçu pour vous faire partager ces instants de vie privilégiés en montagne, ainsi que mes photographies.