TREKKING DANS LE MASSIF DES ANNAPURNA
Quatre trekkeurs, adhérents à la section escalade alpinisme du club sportif et artistique "Général Louis Gentil" de la 13
ème BSMAT à Clermont-Ferrand, ont éprouvé le désir de partir trekker dans un massif lointain, à la dimension de leurs aspirations. Ce sera le massif des Annapurna, sur le territoire du
Népal.
L'équipe sera composée de Christian BARBIER, accompagnateur en montagne, de Francis CANTONNET-PALOQUE, Vincent BOUVIER,
Philippe PETIT et Philippe MARREL.
Dany BERNARD, accompagnatrice en montagne et exerçant sur le Népal depuis maintenant de nombreuses années. Elle oeuvre pour
une association humanitaire, au profit d'un village isolé de la montagne népalaise. Nous étions conscients de la pauvreté du peuple népalais. Il n'était donc, pas question de partir uniquement
pour satisfaire notre plaisir de randonneur, mais également pour contribuer à l'acheminement de médicaments et autres besoins, pour le compte de " SHIKAR ACTION NEPAL" à
Nice.
Moulins à prières, à
PISANG.
C'était décidé, après un accord avec la compagnie Golf-Air et grâce à la générosité de l'entreprise la SCREG à Beaumont,
entreprise nous ayant déjà aidée pour l'expédition que j'avais organisée en 1993, sur le mont KENYA et le KILIMANJARO, nous avons acheminé 90 kilos de médicaments sur le village de MATTE,
culminant à l'altitude de 1750 mètres, au sud-est de la vallée de Katmandou.
Enfants au détour
d'un village.
Du samedi 2 octobre au lundi 1er novembre 2004, l'équipe, ainsi que Patté GURUNG, le guide et certainement les plus méritants,
nos porteurs, TEJBAHADUR et BOMBAHADUR, a effectuée le grand tour des Annapurna et la montée au camp de base.
Ce trek est considéré par tous les connaisseurs, comme étant un des plus beaux de notre planète. Enchaîne avec la montée à l'ABC,
véritable sanctuaire au coeur même des plus hauts sommets de la chaîne, il représente au total 23 jours de marche à raison de 5 à 7 heures quotidiennes, pour une dénivelée totale d'environ 22OOO
mètres et une distance de plus de 400 kilomètres.
Nous franchirons
une bonne trentaine de ponts suspendus en plus ou moins bon état, mais aussi plusieurs dizaines de milliers de marches, gravies et descendues, des centaines de moulins à prières seront tournés,
des kilomètres de MANI (monuments de types murets, constitués de pierres gravées ou peintes et ornées de prières), seront contournés exclusivement par la gauche, des colonnes de mules,
d'ânes et de baudets, seront croisées. Des montagnes de DAL BAHT (plat traditionnel népalais, composé de riz bouilli, de légumes, de pommes de terre, de piments, d'épices et d'une soupe de
lentilles, le tout servi à volonté et manger avec les mains seront ingurgitées.
Tout au long de notre périple , l'hébergement sera réalisé dans des petits lodges, assurant aussi la restauration, qui ne sera
d'ailleurs jamais préparée à l'avance. Ces haltes constitueront autant de moments privilégiés nous permettant de découvrir et d'apprécier la population locale.
Après un voyage agrémenté de deux escales à HABU DHABI et BARHEIN, animé par l'annonce d'un placement en surbooking et les
tribulations relatives à un hotel complet, KATMANDOU est atteint le 4 vers 18 heures. Mercredi 6, le trek débute par un voyage en TATA (bus local), pour effectuer par la "high way", unique route
goudronnée du pays, de la taille d'une départementale, les 160 kilomètres qui nous séparent de KHUDI, point de départ de notre balade.
Outre les frayeurs liées à une conduite hasardeuse, qui plus est à gauche, nous finirons par descendre dans la précipitation du
bus à l'issue de 9 heures de voyage et après que le conducteur est tenté d'effectuer en avant première, depuis peu, les 10 derniers kilomètres correspondant normalement aux premiers de la marche,
sur une piste détrempée au bord d'un précipice, en tanguant dangereusement. Une quinzaine de passagers courageux ou inconscients resteront et le bus finira par repartir, nous le retrouverons un
kilomètre plus loin, l'embrayage n'ayant pas résisté au traitement infligé.
Le fameux
BUS
Les premiers jours consisterons à remonter par l'est du massif en empruntant le chemin principalement constitué de marches
naturelles, qui suit les gorges de la MARSYANGDI RIVER, jusqu'à MANANG à l'altitude de 3500 mètres et qui sera atteint le 12 octobre. Le premier sommet que nous avons aperçu à l'est, dès le
second jour, est le MANASLU, culminant à 8160 mètres, puis le 10 octobre, les ANNAPURNA II et VI, culminant respectivement à 7939 mètres et 7525 mètres, le CHULU est, culminant à 6558 mètres et
le TILICHO Peak, culminant à 7134 mètres.
Le TILICHO 7134
m
Nous les avons observé jusqu'au coucher du soleil, depuis le monastère bouddhiste du vieux village de "d'upper PISANG". La
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