• Une hivernale au pays des Masaï (Mt-KENYA) (03/01/2007 )
    Chronique d'une hivernale au pays des Masaï Si j'ai pu écrire ce carnet d'aventure après 23 années, c'est grâce à des notes personnelles trop longtemps laissées dans un tiroir. A l'assistance de Marie, qui depuis ce temps, fait preuve de beaucoup de patience à mon égard pour que je puisse parcourir les montagnes de notre bonne vieille planète. A toi Marie. Avant propos Le mont KENYA est un volcan érodé. Il se dresse isolé au dessus de la savane environnante. Il possède un caractère particulier. Le sommet présente un escarpement de 800 mètres, sur un socle de 90 kilomètres en forme de dôme. De profondes vallées s'y enfonce. La faune et la flore y sont extraordinaires. Une épaisse forêt couvre ses pentes jusqu'à 3000 mètres d'altitude. Le mont KENYA est décrit comme étant une montagne pour alpinistes techniquement chevronnés. Les deux couloirs glaciaires que nous avons entrepris de gravir ne sont que très rarement escaladés par les alpinistes. Le couloir DIAMOND et WINDOW ont été gravi respectivement pour la première fois les 4 et 5 octobre 1973 par les alpinistes Phil. SNYDER et P. THUMBI et le 20 août 1973 par Phil. SNYDER et T. MATHENCE. Il suffit d'un simple coup d'oeil pour comprendre que seul des alpinistes expérimentés et aguerris aux escalades d'envergures, peuvent prétendrent s'attaquerer à cette montagne, dont toutes les voies sont longues et difficiles, sans parler de son altitude respectable. En 1982, il était né dans l'esprit de Georges REGERAT, président du club Amitié Nature de Montluçon , d'entreprendre l'ascension du mont KENYA par plusieurs itinéraires de grandes difficultés (couloirs Window et Diamond). Suite à notre rencontre, il me demanda de faire partie de son équipe, ce que j'ai accepté de suite avec un grand bonheur. Nous effectuerons entre autres, le tour du mont KENYA, l'ascension de la pointe LENANA, de la pointe PETER (par l'arête nord nord est) et redescendrons après avoir réussi l'ascension des deux couloirs, par la paroi orientale, en empruntant la voie MACKINDER. Le BATIAN (sommet principal 5199M) et le NELION (sommet oriental 5188M), offrent de puissantes murailles rocheuses et de vertigineux couloirs glaciaires de plus de 700 mètres de hauteur. Cette expédition a été agrée par la Fédération Française de la Montagne (FFM) à l'époque. L'ascension des deux couloirs glaciaires a exigé beaucoup de lucidité, treize jours de combat contre les éléments et au bout, la merveilleuse impression d'avoir participé à une aventure hors du commun. Nous la devons à Georges! Au moment où j'écris cette chronique, les couloirs Window et Diamond, ne sont peut-être plus réalisables. Aux dernières nouvelles, rapportées par des alpinistes en août 2005, le Window aurait complètement disparu, pour faire place à un itinéraire dans une roche délitée et peu sure (qui sait peut-être une première?). Quant au Diamond, les cent premiers mètres en glace lui manque cruellement depuis maintenant février 1993. Il n'y a pas de doute, le réchauffement climatique poursuit inexorablement son oeuvre! Ces notes personnelles relatent l'expédition au jour le jour et particulièrement, l'ascension de l'ice WINDOW effectué avec Claude GILLONIER. Claude GILLONIER L'équipe: Georges REGERAT, chef d'expédition, Marc BURGER, Claude GILLONIER et Christian BARBIER. A Nairobi le temps est gris et maussade, comparable à un temps d'automne. Précisons qu'en hémisphère sud, les saisons sont décalées, c'est la période hivernale sur le massif du mont KENYA. Nous logeons dans les quartiers populaires de la capitale, des fenêtres de notre chambre nous pouvons entendre un brouhaha incessant et une agitation continuelle, témoignant de la vie trépidante des africains de ces quartiers. Nous partons visiter NAIROBI. Cette ville d'Afrique est assez originale, avec ses tours rondes, ses gratte- ciel, ses grandes allées fleuries de bougainvillées. La périphérie ressemble à la plupart des villes africaines, sales, pauvres et parfois sordides. Je suis très impressionné par la saleté dans laquelle pataugent et vivent les habitants des quartiers populaires. Le climat de NAIROBI varie peu tout au long de l'année. Il est tempéré pendant la journée, froid au court de la nuit et rappelle celui des alpes en été. NAIROBI se situe à l'altitude de 1600 mètres, sa population en 1983 était d'environ 800000 habitants. 1er aout. En possession de toute la nourriture achetée en France sous la forme de lyophilisée, nous décidons d'améliorer l'intendance avec des fruits du pays (bananes au goût incomparable, fruit de la passion, mangues, papayes et autres fruits courant que nous achèterons au marché couvert de Nairobi). A cet instant, je suis frappé par l'achalandage de tous ces fruits, accompagnés de gerbes de fleurs, parfaitement rangés par "famille", offrant à nos yeux une harmonie de couleurs et à notre odorat, une multitude de parfums savoureux. ...
  • GRAND TOUR DES ANNAPURNA et ABC (05/01/2007 )
      TREKKING DANS LE MASSIF DES ANNAPURNA  Quatre trekkeurs, adhérents à la section escalade alpinisme du club sportif et artistique "Général Louis Gentil" de la 13 ème BSMAT à Clermont-Ferrand, ont  éprouvé le désir de partir trekker dans un massif lointain, à la dimension de leurs aspirations. Ce sera le massif des Annapurna, sur le territoire du Népal. L'équipe sera composée de Christian BARBIER, accompagnateur en montagne, de Francis CANTONNET-PALOQUE, Vincent BOUVIER, Philippe PETIT et Philippe MARREL. Dany BERNARD, accompagnatrice en montagne et exerçant sur le Népal depuis maintenant de nombreuses années. Elle oeuvre pour une association humanitaire, au profit d'un village isolé de la montagne népalaise. Nous étions conscients de la pauvreté du peuple népalais. Il n'était donc, pas question de partir uniquement pour satisfaire notre plaisir de randonneur, mais également pour contribuer à l'acheminement de médicaments et autres besoins, pour le compte de " SHIKAR ACTION NEPAL" à Nice.    Moulins à prières, à PISANG. C'était décidé, après un accord avec la compagnie Golf-Air et grâce à la générosité de l'entreprise la SCREG à Beaumont, entreprise nous ayant déjà aidée pour l'expédition que j'avais organisée en 1993, sur le mont KENYA et le KILIMANJARO, nous avons acheminé 90 kilos de médicaments sur le village de MATTE, culminant à l'altitude de 1750 mètres, au sud-est de la vallée de Katmandou. Enfants au détour d'un village. Du samedi 2 octobre au lundi 1er novembre 2004, l'équipe, ainsi que Patté GURUNG, le guide et certainement les plus méritants, nos porteurs, TEJBAHADUR et BOMBAHADUR, a effectuée le grand tour des Annapurna et la montée au camp de base. Ce trek est considéré par tous les connaisseurs, comme étant un des plus beaux de notre planète. Enchaîne avec la montée à l'ABC, véritable sanctuaire au coeur même des plus hauts sommets de la chaîne, il représente au total 23 jours de marche à raison de 5 à 7 heures quotidiennes, pour une dénivelée totale d'environ 22OOO mètres et une distance de plus de 400 kilomètres.  Nous franchirons une bonne trentaine de ponts suspendus en plus ou moins bon état, mais aussi plusieurs dizaines de milliers de marches, gravies et descendues, des centaines de moulins à prières seront tournés, des kilomètres de MANI (monuments de types murets, constitués de pierres gravées ou peintes et ornées de prières), seront contournés exclusivement par la gauche, des colonnes de mules, d'ânes et de baudets, seront croisées. Des montagnes de DAL BAHT (plat traditionnel népalais, composé de riz bouilli, de légumes, de pommes de terre, de piments, d'épices et d'une soupe de lentilles, le tout servi à volonté et manger avec les mains seront ingurgitées. Tout au long de notre périple , l'hébergement sera réalisé dans des petits lodges, assurant aussi la restauration, qui ne sera d'ailleurs jamais préparée à l'avance. Ces haltes constitueront autant de moments privilégiés nous permettant de découvrir et d'apprécier la population locale. Après un voyage agrémenté de deux escales à HABU DHABI et BARHEIN, animé par l'annonce d'un placement en surbooking et les tribulations relatives à un hotel complet, KATMANDOU est atteint le 4 vers 18 heures. Mercredi 6, le trek débute par un voyage en TATA (bus local), pour effectuer par la "high way", unique route goudronnée du pays, de la taille d'une départementale, les 160 kilomètres qui nous séparent de KHUDI, point de départ de notre balade. Outre les frayeurs liées à une conduite hasardeuse, qui plus est à gauche, nous finirons par descendre dans la précipitation du bus à l'issue de 9 heures de voyage et après que le conducteur est tenté d'effectuer en avant première, depuis peu, les 10 derniers kilomètres correspondant normalement aux premiers de la marche, sur une piste détrempée au bord d'un précipice, en tanguant dangereusement. Une quinzaine de passagers courageux ou inconscients resteront et le bus finira par repartir, nous le retrouverons un kilomètre plus loin, l'embrayage n'ayant pas résisté au traitement infligé. Le fameux BUS Les premiers jours consisterons à remonter par l'est du massif en empruntant le chemin principalement constitué de marches naturelles, qui suit les gorges de la MARSYANGDI RIVER, jusqu'à MANANG à l'altitude de 3500 mètres et qui sera atteint le 12 octobre. Le premier sommet que nous avons aperçu à l'est, dès le second jour, est le MANASLU, culminant à 8160 mètres, puis le 10 octobre, les ANNAPURNA II et VI, culminant respectivement à 7939 mètres et 7525 mètres, le CHULU est, culminant à 6558 mètres et le TILICHO Peak, culminant à 7134 mètres.  Le TILICHO 7134 m Nous les avons observé jusqu'au coucher du soleil, depuis le monastère bouddhiste du vieux village de "d'upper PISANG". La ...
  • GRAND TOUR DES ANNAPURNA ET ABC, par les cartes (06/01/2007 )
    ENFANTS DES ANNAPURNA COULEURS ET LEGENDE: sur la carte GRAND TOUR DES ANNAPURNA GHANDRUK TREKKING ABC ET SANCTUAIRE DES ANNAPURNA TREKKING Voici une des multiples solutions pour faire le grand tour des Annapurna plus la montée au camp de base,  étape par étape et en sortant des sentiers battus. Ce périple vous permettra de parcourir et de découvrir ce massif en 23 jours de trekking "en évitant de dormir sur les lieux trops fréquentés" sans compter les jours de repos, qui seront décidés à votre convenance et selon votre rythme ainsi que votre acclimatement à l'altitude. Le périple décrit dans cet article, devrait vous permettre de monter en altitude, en vous acclimatant doucement et correctement.   JOUR-1: BESISAHAR à KHUDI. JOUR-2 : KHUDI à KANIGAON JOUR-3: KANIGAON à TAL JOUR-4: TAL à CHAME JOUR-5: CHAME à HUPPER-PISANG LE TILICHO PEACK  7134m JOUR-6: UPPER-PISANG à MANANG  JOUR-7: MANANG à YAK-KARKA JOUR-8: YAK-KARKA à HIGH-CAMP (4750m) JOUR-9: HIGH-CAMP à JHARKOT. passage du col THORONG LA-PASS 5416 m et redescente sur étape de la nuit à 3550 m. La KALI GANDHAKI (aux portes du MUSTANG) JOUR-10: JHARKOT à KAGBENI JOUR-11: KAGBENI à TUKUCHE JOUR-12: TUKUCHE à GHASA JOUR-13: GHASA à TATOPANI LE DAULHAGIRI 8167m JOUR-14: TATOPANI à CHITRE JOUR-15: CHITRE à GHANDRUK JOUR-16: GHANDRUK à CHOMRONG JOUR-17: CHOMRONG à HYMALAYA JOUR-18: HYMALAYA à MACHAPPUCHARE BASE CAMP FEMME ET ENFANT, au dessus de CAGBENI JOUR-19: Montée au CAMP DE BASE et redescente sur BAMBOO JOUR-20: BAMBOO à JHINU DANDA Juste en dessous du COL THORONG LA 5416 m JOUR-21: JHINBU DANDA à TOLKA JOUR-22: TOLKA à PHEDI PONT DE SINGE , en montant au col THORONG LA JOUR-23: PHEDI à POKHARA (en bus) ENFANTS DE L'HIMALAYA, Massif des Annapurna
  • Des ANNAPURNA à L'EVEREST (07/01/2007 )
    Voici quelques prises de vue sur les sommets mythiques du Népal. J'espère que cet article et ces photos vous donneront, un jour l'envie d'aller voir de plus près ces sommets immaculés de la chaîne de l'Himalaya. J'espère qu' elles vous feront partager et ressentir les impressions qu'un alpiniste peut palper aux pieds de ces masses minérales gigantesques. l' AMA DABLAM , 6856 m, ou en réalité AMA DABLANG ( qui veut dire, AMA, mère de BOUDDHA et DABLANG, sacoche en forme de haricot, que portaient les BOTIAS "personnes qui viennent du TIBET", dans laquelle les tibétains mettaient des amulettes ou de l'argent). Massif du KUMBHU. De gauche à droite, le KANG TAIGA  6685 m et le TRAMSERKU 6608 m. Le Kang Taiga ou encore KENTEKA se trouve entre le Tramserku et l'AMA DABLAM. Il est situé dans la petite chaîne de montagne, qui limite au Sud, le massif du KHUMBU (partie Orientale). La particularité de ce sommet, est la selle neigeuse suspendue entre ses deux sommets. Il comporte plusieurs voies d'ascension en neige et en rocher, de diverses difficultés. SAGARMATHA 8848 m, le toit du monde... Sagarmatha, est le nom que donnent les népalais à l' EVEREST. CHOMOLUNGMA, est le nom du même sommet, mais cette fois-ci, par les tibétains. (Sagarmatha, signifie: dont la tête touche le ciel. Au Népal, c'est le nom que l'on dois utiliser). Ce nom a servi aussi, pour baptiser le parc qui se trouve à son pied. Le nom de l'EVEREST, lui a été donné par les anglais, en empruntant le nom du chef des services cartographique en Inde, au temps de la colonisation. Cela manquait singulièrement d'imagination... Massif des ANNAPURNA, La chaîne des NILGIRI. Le massif des Annapurna est limité à l'ouest et au Sud, par le vallon du torrent KALI GANDAKI et au Nord, par le vallon du torrent MARSYNGDI. Il est bordé à l'ouest par la barrière des NILGIRI et au Sud-Est, par le LAMJUNG HIMAL. Le trekking du grand tour des Annapurna, par le chemin qui l'entoure, est le trekking le plus parcouru du Népal et passe par un col culminant à 5416 m. Ici, en redescendant la vallée de la Kali Gandaki, après le passage du col Thorung La 5416 m. Cette vallée est réputée pour être la plus profonde sur notre planète. Le torrent Kali Gandaki coule entre les massifs des Annapurna-Nilgiri et du DHAULAGIRI.  En empruntant le sentier de JOMOSOM à TATOPANI, on marche sur le sentier de la route du sel entre Népal et Tibet. Cette vallée aurait en effet, une profondeur de 7000 mètres, en réalité, si l'on mesure sa profondeur entre l'Annapurna I et le Dhaulagiri, elle aurait une profondeur de 5500 mètres. En cherchant bien, on peu trouver des SALIGRAMS, ces fameux galets noirs, qui renferment des ammonites très prisées, sensées représentées le dieu VISHNOU. Le MACHAPUCHARE  6993 m. A l'est en montant au camp de base des Annapurna, se dresse cet incroyable sommet. Sa ressemblance avec le CERVIN, en Suisse est frappante... Ce sommet est à ce jour inviolé? En effet il est sacré et le permis pour le gravir n'existe pas.  Depuis 1964, le gouvernement  du Népal en interdit l'ascension , suite à la première tentative par des Anglais en 1956. Le DHAULAGIRI 8167 m, de Dhaula, blanche et Giri, montagne. Le Dhaulagiri est la montagne blanche, comparable au Mont-Blanc. Cette gigantesque montagne est située en face de la barrière des Nilgiri, qui sont elles, des montagnes bleues. Le Dhaulagiri culmine pratiquement à deux fois l'altitude du mont-Blanc. Celui-ci fait figure de petite montagne à coté de lui. Sa face sud "sur la photo" représente à elle seule environ 4000 mètres de dénivelée. Le massif qu'il domine et à qui il appartient, se trouve uniquement sur le territoire du Népal. Cette montagne arrêtant les pluies de la mousson, donne aux régions du DOLPO et du MUSTANG (situées plus au Nord), un caractère aride et désertique. Le tour du Dhaulagiri est un trekking moins fréquenté que le tour des Annapurna. Il reste un périple plus engagé, de par son altitude. L'ANNAPURNA IV 7725 m. Le massif des Annapurna est un massif montagneux important, situé dans la partie centre-Ouest du Népal. Annapurna veut dire (ANNA, nourriture ou moisson et PURNA, quantité ou abondance). L' Annapurna est la montagne ou réside PARVATI, l'épouse de SHIVA. Elle est la déesse de l'abondance, car elle donne de bonnes récoltes de riz au bas pays. L'Annapurna I, est formée de trois sommets de plus de 8000 mètres. Le sommet Occidental qui a été gravi par les Français est le plus élevé, il culmine à 8090 mètres. Le KANG TAIGA 6685 m Les lacs sacrés,  au pied du GOKYO Peak. En montant au sommet du Gokyo peak 5483 m, en bas le lac sacré et sur sa rive, a gauche sur la photo, le village de lodges, dernière étape avant l'ascension. VUE SUR 360°, du sommet du GOKYO Peak 5483 m. ...
  • Le CSA Général LOUIS Gentil de la 13ème BSMAT de Clermont-Ferrand (07/01/2007 )
    Dans la barre des ECRINS HISTORIQUE DE LA SECTION "escalade alpinisme" DU CLUB SPORTIF ET ARTISTIQUE, GENERAL LOUIS GENTIL de la 13ème Base de soutien de l'Armée de terre (BSMAT), basée à CLERMONT-FERRAND. Sortie au sommet du puy Ferrand, massif du SANCY.   Notre club est affilié à la Fédération des clubs sportifs et artistiques de la Défense Nationale (FCSAD) et accepte les inscriptions d'adhérents, n'appartenant pas à la Défense. 1989: Création d'une structure artificielle d'escalade (SAE) à l'occasion d'une journée porte ouverte.  Depuis la création du club, nous réalisons notre SAE et fabriquons nos prises depuis maintenant plus de 15 ans, ce qui confère à notre SAE une certaine originalité et une faculté à se  métamorphoser, peu commune. Nous utilisons, aussi des prises achetées dans le commerce, ceci dans le but de diversifier nos voies d'escalades. Notre SAE, à ce jour offre aux grimpeurs une superficie d'environ 250 m2. 1990: Création du club Sportif et Artistique (CSA) de l'ERGM, à l'époque. Nombreuses sorties en sites naturels et en haute montagne. Descente de canyons. Activité soutenue sur la SAE et extension de celle-ci. 1991: Poursuite des travaux et extension de notre SAE, par les adhérents de la section. Pratique et enseignement de l'escalade pour un publique d'adultes et d'adolescents ainsi que pour les enfants. Nombreuses sorties et ascensions de couloirs dans le massif du Sancy et du Cantal. Activité et initiation à l'escalade glaciaire en cascades de glace, en oisans et dans notre région sur notre massif. Toute cette année verra de nombreuses sortie sur les grandes falaises (JONTE, VERCORS, CALANQUES,  VERDON etc...). Elle verra aussi, beaucoups de sorties en terrain haute montagne tel que; Mont-BLANC, TACUL, DIBONA, pic COOLIDGE, Barre des ECRINS, OLAN,  entre autres... QUELQUES SORTIES DE LA SECTION "ESCALADE ALPINISME" EN IMAGES. Dans la barre des ECRINS DOLOMITES DE LA BRENTA voie Delle Bocchette Haute.  1992: Poursuite de la construction de la SAE et activité régulière au cours de l'hiver pour les adhérents de la section. L'activité montagne hivernale est soutenue dans les massifs du Sancy et du Cantal. Nous effectuerons, entre- autres, l'ascension à plusieurs reprises des couloirs des poubelles, de l'Y, du pas de l'âne et de multiples escalades glaciaires sur les cascades de glace du massif. De nombreuses sorties dans les massifs alpins (oisans,mont Blanc) et deux semaines dans le massif des Dolomites Orientales. Nous effectuerons l'ascension de plusieurs "via Ferrate", dont la fameuse "Gianni Constantini", dans la CIMA MOIZZA SUD. Pour trois de nos adhérents, escalade de la grandiose paroi sud du SASSO DELLE NOVE, par la voie direct MESSNER. Voie MESSNER "SASSO DELLE NOVE".(Christian BARBIER "1ere longueur", photo:Serge HENRY). Sur une des innombrables echelles de la Via delle bocchette haute, massif de la BRENTA 1993: L'activité est toujours aussi soutenue sur la SAE et la poursuite des travaux de réalisation vont bon train. L'aménagement de la partie centrale de la salle "devers" est en bonne voie de réalisation. Massif de la BRENTA Cette année, sera ponctuée de nombreuses sorties en falaises et en haute montagne. Pour quatre membres de notre section, ce sera le départ pour le mont KENYA et l'ascension du KILIMANJARO et ceci pour tout le mois de février. 1994 à 1997: Les activités montagne et escalade sur les  grandes falaises des massifs du sud vont bon train (Calanques, Verdon, Jonte et baou de saint -Jamet), mais aussi sur les falaises de notre Région (Rivalet, Chamalières "Costaros",crête de Coq et Rancune). rocher de Costaros Au cours de ces trois années verrons ce réaliser, pour certains de nos adhérents l'ascension d'itinéraires prestigieux en haute montagne tel que : directe MADIER et voie des SAVOYARDS sur l'aiguille de la DIBONA, mais aussi l'ascension de l'éperon des Cosmiques et la voie REBUFFAT sur l'aiguille du midi.   Voie du LEVANT, dans le Cancéou (Michel BADUEL). Elles verrons aussi la réussite pour certains de la voie Contamine-Vaucher sur l'aiguille du peigne, de la Contamine- Mazeau dans le triangle du TACUL , de la voie normale du Tacul et de la barre des Ecrins et de l'OLAN., etc... Escalade dans le massif du VERDON  Bref trois années très riches pour notre Club. L'activité escalade sera soutenue aussi, sur la paroi équipée de la tête de la maye, où pratiquement tous les itinéraires seront gravit  dont " pain grillé, la marre maye, l'abbe Hard, tu ris maye, une maye à l'endroit, et la plus facile, Pujolidal. Passage clé, dans l'éperon des COSMIQUES, massif du mont BLANC  1998 à 2003: Le club passe une très mauvaise période de son existence. Notre Établissement, comme beaucoup d'autres administrations, est restructuré. L'activité, pour des raisons ...
  • LE MAL AIGU DES MONTAGNE (MAM) (08/01/2007 )
    PRECAUTIONS A PRENDRE EN HiMALAYA et avant de monter en altitude. Grand tour des Annapurna Il y a une vingtaine d'années la plupart des personnes qui venaient en haute montagne étaient des alpinistes possédant une certaine expérience de la pratique de la randonnée en altitude. Ils étaient conscients de l'obligation de s'acclimater, même à une altitude très près de la moyenne montagne (à partir de 2800 mètres).Cela n'est peut-être plus vrai de nos jours. Je vais donc essayer , sans prétention d'alerter votre attention sur certains paramètres à prendre en compte "obligatoirement" si vous voulez aller trekker dans un massif lointain, comme en l'himalaya ou dans d'autres massifs d'altitude. En montant au camp de base de l'EVEREST Tout d'abord ce qu'il faut savoir: Sur ce genre de sentiers les dangers existent et ne sont en aucun cas à négliger.Au Népal, les chemins et sentiers que vous allez emprunter vont du sentier très large, sans problème au sentier vertigineux et glissant, surtout après une période de mauvais temps. Soyez donc particulièrement prudent quand vous n'êtes pas sûr du chemin que vous empruntez et n'hésitez surtout pas à demander votre chemin. Les habitants du pays se ferons une joie et un devoir de vous renseigner sur les éboulements récents, les dangers à passer par là etc.... Faite preuve de beaucoup d'humilité et n'hésitez pas à faire demi tour pour prendre un autre chemin qui vous amènera sans encombre à votre destination. ANNAPURNA Les préparatifs: en ce qui concerne les derniers préparatifs, si vous randonnez au dessus de 4000 mètres, ce qui est en général le cas au Népal, il vous faudra absolument être correctement équipé. Un bon duvet bien chaud est obligatoire ainsi qu'une très bonne paire de chaussures et une veste de type (goretex) doublée d'une fourrure polaire de bonne qualité. Enfin n'oubliez pas les lunettes qui devrons être d'une qualité de classe 4 et ceci pour vous protéger correctement contre les UV en haute altitude et sur la neige, lors des passages aux différents cols. Le principal "DANGER" sur ce genre de périple est le Mal Aigu des Montagnes (M.A.M). En général, les sentiers de trekking au Népal commence à l'altitude des plus hauts sommets des Alpes. Ex: Le camp de base de l'EVEREST se situe environ 1000 mètres au dessus du Mont Blanc... Donc votre organisme doit s'adapter à ces altitudes et pour cela il faut prendre le temps nécessaire en montant lentement et en sachant s'écouter. Quand je dis "savoir s'écouter", je veux dire qu'il ne faut pas négliger les alertes que votre organisme vous fait ressentir (maux de tête persistant , nausées, fatigue générale, etc...). Le M.A.M peut faire son apparition à n'importe quelle altitude, à partir de 2200 mètres. Il peut atteindre n'importe qui, du plus entraîné au plus novice. Le M.A.M est causé par l'accumulation de liquide dans certaines parties de l'organisme, tel que les poumons, le coeur, le cerveau, mais aussi les reins. Il se manifeste en général avec des premiers symptômes qui peuvent aller du simple mal de tête à une grande fatigue générale en rapport avec l'effort que vous fournissez. Il se manifeste aussi, dans les premiers jours, par des oedèmes aux bouts des extrémités  et sur le visage, ainsi que la perte de l'appétit, des insomnies, mais aussi une difficulté à respirer, même sans efforts particuliers. Sur cette photo, le visage légèrement gonflé, après une monté en altitude très rapide sur le mont KENYA (tout ce qu'il ne faut pas faire). Quelques jours plus tard, mon visage reprendra un aspect normal. Dans le cas de symptômes bénins, il faudra rester à l'altitude que vous avez atteint. Prendre des médicaments tel que ( aspirine ou paracétamol). Si les maux persistes, il vous faudra peut-être redescendre et reporter votre ascension d'un, voir plusieurs jours. Il ne faut jamais repartir si vous avez ressenti un des symptômes cité plus haut. Normalement ils devraient disparaître en un à deux jours. Vous pourrez ensuite reprendre votre randonnée. Si les symptômes persistent et ne disparaissent pas avec la prise de paracétamol et repos sur place, il est fortement recommandé de redescendre sans tarder. Ces symptômes s'aggravant se manifeste par des maux de tête violents, une grande fatigue, mais aussi une grande lassitude. Ils peuvent aussi se manifester par des troubles du comportement et l'incapacité à faire des mouvements coordonnés. C'est le signe de l'oedème cérébral. Celui-ci peut entraîner un coma du sujet et la mort dans les 12 heures si rien n'est entrepris. Si les symptômes se manifestent par l'apparition d'une difficulté à respirer, mais aussi par une toux avec l'émission de crachats, sanglants et mousseux il s'agit de l'oedème pulmonaire. Celui-ci peut aboutir vers une issue fatale dans les 6 heures si vous ignorez les symptômes. Au cours de votre étape du jour, il vous faudra boire régulièrement, même sans soif particulière et ceci pour aider votre organisme à s'acclimater ( 3 à 4 litres d'eau minimum). Dans un groupe n'hésitez pas à faire part à vos collègues des symptômes que vous ressentez et ceci afin de favoriser la "bonne prise de décision "pour la personne concernée et le groupe. Dans un groupe il ...
  • LE SANCY, MONARQUE DU MASSIF CENTRAL (12/08/2007 )
    A  CHACUN SON EVEREST La région Auvergne a beaucoup à offrir; pour le randonneur, des paysages à couper le souffle, pour l'alpiniste, des montagnes et des escalades hors du commun, un habitat de montagne peu ordinaire,des habitants qui ne le sont pas moins, une flore extraordinaire et enfin une multitude de possibilités de découvertes... Alors venez nous voir et bon voyage... Au petit matinLe STRATOVOLCAN des monts DORE, beaucoup plus jeune que son voisin le Cantal, adopte une forme elliptique: 35 kilomètres d'Est en Ouest, pour 16 kilomètres du Nord au Sud. Il occupe une superficie de 600 km2.Il apparut en deux phases d'éruptions:  entre - 6 millions d'années et 250000 ans.Ce que l'on nomme le mont DORE lui-même, ce constitua pendant une période intermédiaire (à partir de - 3 millions d'années).Le second volcan centralisé, le SANCY, se forma beaucoup plus tard (vers - 900000 ans) et ceci avant la formation de la caldeira trapézoïdale. Le Sancy vue de l'ARTENSECette caldeira est aujourd'hui occupée par la haute vallée de la Dordogne.Les éruptions volcaniques ont débutée il y a 60 millions d'années. Mais c'est seulement environ une vingtaine de millions d'années  que leurs fréquences maximum ont été atteinte. C'est à dire pendant la surrection des Alpes. ANEMONE SOUFFREE (PULSATILLE), Plante vivace de 15 à 30 cm de hauteur, son habitat, les pelouses d'altitudes, au printemps. C'est une plante rare dans le Sancy, elle pousse à l'altitude de 1400 à 1800 mètres. C'est une plante toxique. Plante protégée.(Une plante VIVACE est une plante qui vie plusieurs années " deux en général"). Dans le massif du Sancy, trois vallées descendent à partir des sommets principaux, la DORDOGNE au Nord, la FONTAINE SALEE à l'Ouest et la merveilleuse vallée de CHAUDEFOUR au Nord-Est. CHARDON LAINEUX, famille des composées, cette plante peut atteindre 1,50 de hauteur, elle est très robuste et très piquante. Son habitat, bords des chemins et les lieux incultes, sa répartition, jusqu'à 1300 et 1500 mètres. Plante assez rare à l'Est du massif de la DORE.    Le sommet du Chapial ou l'arche (vallée de CHAUDEFOUR "vue depuis le CACADOGNE") "Le samedi  11 août 2007- 15h00" SPHINX COLIBRI, butinant le nectar en passant d'une fleur à l'autre en moins d'une seconde.   La vallée de CHAUDEFOUR (haut lieu de la grimpe Auvergnate) avec ses sites majeurs, la dent de la RANCUNE, la crête de COQ et l'ARCHE au pied du CHAPIAL). Au fond de cette vallée, l'hiver, le FERRAND, invite les alpinistes de tous poils à venir pratiquer l'alpinisme hivernal en gravissant ses couloirs d'une dénivelée de 500 mètres. Mais aussi ses cascades dispersées un peu partout dans cette vallée.Certains hivers, parfois, le socle de la Rancune, sur ses deux premières longueurs, se couvre d'une fine pellicule de glace et offre aux alpinistes des voies d'escalade en mixte de premier choix. La RANCUNE LIS MARTAGON, famille des liliacées, c'est une plante vivace de 30 à 80 cm de hauteur. Son habitat, en bordure des chemins, mais aussi sur les pelouses d'altitudes et jusqu'aux crêtes des massifs vers 1700 mètres.Plante rare, elle est donc protégée.   SANCY (vue de CHASTREIX, fontaine salée).  Sur la ligne de crêtes, entre puy de CLIERGUE et Chastreix sancy. Fourmi et Ail de la Victoire. ...
  • LES TOURBIERES de moyenne montagne, AUVERGNE (15/09/2007 )
    La région Auvergne est très riche en tourbières et l'on peut en dénombrer environ 370, toutes plus intéressantes les unes que les autres. Le Parc des Volcans en compte à lui seul environ 133 et les plus belles sont sur la région de l'ARTENSE située entre le SANCY et le nord du CANTAL. Elles sont au nombre d'une soixantaine. Actuellement elles ne sont pas toutes classées en "Réserve naturelle" et sont, souvent sur des propriétés privées. Seule la sagne de la GODIVELLE est classée en réserve naturelle (ce n'est pas une des plus intéressante) et des plus atypique. La grande majorité sont frappées d'un arrêté de protection de biotope. Vous entrez sur une zone humide où l'homme dans des temps anciens a souvent éprouvé un sentiment d'hostilité vis à vis des tourbières (milieux   peu rassurant, porteur de maladies "malaria", peu fertile, accidents, disparitions d'animaux, etc.....).  Cette perception des choses a conduit l'homme à détruire en partie ces milieux uniques qui heureusement de nos jours attirent d'autres regards et intérêts. Une tourbière est un écosystème particulier où ce développe principalement des plantes dites hygrophytes (spécifiques au milieu aquatique).LA FORMATION D'UNE TOURBIEREPour qu'une tourbière se constitue, deux conditions doivent être réunies.La première; il faut que la production de matière organique soit supérieure à la décomposition.La deuxième; il faut que la présence d'eau soit suffisante en permanence pour éviter le processus d'évapotranspiration des végétaux. (Aeshnidae), la GRANDE AESHNE (Aeshna Grandis), lac de Servière, massif du Sancy. Sur la photo, séance de ponte dans les débrits végétaux. La femelle pont ses oeufs, seule et en de multiples endroits. En fait, l'eau reste le facteur le plus important dans la genèse d'une tourbière.Pour que la production de matière organique soit supérieure à la décomposition, il faut que l'eau stagnante soit un milieu asphyxiant, c'est à dire presque totalement dépourvu d'oxygène. Cette particularité joue un rôle essentiel dans le phénomène biochimique de la dégradation des plantes (sphaigne), et le réduit à sa plus simple expression. De plus l'eau de la tourbière est souvent acide, ce qui lui confère encore un facteur limitant dans la décomposition des plantes.L'ORIGINE DANS LE TEMPS.Il y a 12OOO ans (le Würm) la glaciation prenait fin. L'action des glaciers allait bouleverser le paysage des massifs Auvergnats. Sur tous les substrats, la glace a usé, poli, creusé et ouvert de profondes vallées ainsi que des dépressions ou l'eau de fonte s'est trouvée prisonnière du relief. Les produits de cette érosion ont tapissé le fond de ces cuvettes le rendant fortement imperméable. CALOPTERYX VIRGO. Les conditions de pluviosité et de température ont favorisées la colonosation de ces retenues d'eau par des plantes particulières (Carex, Prele, Callune, Molinie, puis Aulne, bouleau et Saule).La colonisation de ces espaces d'eau, s'effectue, des bords vers le centre en formant des ceintures de végétation formées de plantes demeurant au niveau de l'eau. Le COMARET DES MARAIS,(Potentilla Palustris), famille des Rosacées, c'est une plante vivace de 20 à 50 cm. Son habitat, les tourbières et les marais. Cette plante constitue "l'armature" des radeaux flottants dans la tourbière.Les premières ceintures de végétation sont formées de Carex en grosses touffes, appelées "TOURADONS". Ensuite, apparaissent les mousses (les SPHAIGNES), qui colonisent l'espace au pied des touffes de Carex, formant un tapis de végétation flottant et progressant en surface. LICHENS COMPOSITES, le thalle crustacé ou foliacé repose sur la sphaigne (substrat) et donne naissance à des éléments dressés en forme de trompettes.Les SPHAIGNES, famille des Sphargnacées. Cette plante est à croissance illimitée, l'accumulation de leur matière non décomposée dans l'ambiance particulièrement acide des tourbières forme la TOURBE. Cette plante est voisine des mousses. Les Sphaignes peuvent contenir jusqu'à 40 fois leur propre poids en eau.Ce tapis appelé aussi (radeau puisTremblant) accueille par la ...
  • NATURES CANTAL, avec des Anes (04/06/2008 )
    Randonner  accompagné d'un âne n'est en rien une  chose singulière ni étrange. C'est tout simplement un émerveillement de tous les instants.  Ici c'est lui qui donne le ton. Il vous accompagnera, tel un fidèle compagnon, à la seul condition que vous preniez  le temps de l'observer et de le comprendre.  Ne le laissez jamais prendre le pas sur vos décisions, sans jamais le rabrouer et hurler après lui, il finira par vous connaître et vous comprendre. En un mot il aura compris que celui qui mène la danse c'est vous et seulement à cet instant tout sera un délice et vous aurez beaucoup de mal à vous en passer lors de vos prochaines randonnées. Ce matin me voici chez  Christine et Bernard, des amis fidèles de plus de 25 années, Accompagnateur en Montagne établi à Valette,  sur le massif du Cantal, près de Riom-es-Montagne.  Bernard, depuis de nombreuses années organise pour un public d'enfants et d'adultes des randonnées avec des Ânes (il en possède 11), tous aussi sympa les uns que les autres.  Il existe aussi des aventures insolites  accompagnées d'ânes qui  permettent de partager des instants privilégiés entre professionnels de la montagne. C'est le balisage des chemins de randonnées ou quelque fois, l'âne est un compagnon privilégié sans qui il serait impossible d'acheminer les poteaux de balisage pour certains itinéraires de randonnée en  VTT.  Bernard et Moustique sur le chemin. Sur cette photo, il y a un petit refrain de déjà vu dans certains pays lointains, le Népal par exemple... Ici dans ma mémoire de randonneur, je me remémore des instants déjà vécus (en tous cas je l'imagine), notamment sur les sentiers des Annapurna. Cette photo en quelque sorte, est un retour aux sources et  un retour vers des situations simples et en accord avec Dame Nature. Aujourd'hui, c'est le moins que l'on puisse dire, la météo n'est pas de la partie et il tombera des trombes d'eau toute la journée (cela ne va pas faciliter notre travail de maçon). De gauche à droite, Jean Claude, Pierre et Bernard dans le brouillard avec leurs ânes et fardeaux. Le chemin  monte lentement en direction de la crête, sur laquelle (à des points de bifurcations bien définis), nous scellerons des balises pour les futurs randonneurs. Ici l'itinéraire à baliser évolu entre ligne de crêtes et fond de vallée. Le paysage, malgré une météo exécrable est de toute beauté. Aujourd'hui, entre pays de la Gentiane et chemins parsemés de témoignages du passé, c'est avant tout une randonnée que nous vivons, accompagnée de quatre compagnons d'ont l'intelligence n'est plus à démontrer, ce sont Lulu, Moustique, Titof et ........... Bernard en train de sceller un des cinq poteaux de balisage de circuit. Ce fidèle compagnon, souvent vous forcera à vous arrêter pour laisser libre cours à son appétit et manger une touffe d'herbes ou mieux encore, un pied de framboisier sauvage, qu'ils affectionnent particulièrement. Une fois la bouche pleine, vous lui ferez comprendre qu'il est grand temps de poursuivre le chemin et plein de gratitude pour votre patience, il repartira en vous offrant son coeur et sa fidélité, sans parler de son courage et de son affection pour votre personne. Cet échange harmonieux, décuplera votre relation et vos sensations, lors de votre balade. Si un jour, il vous prenais l'envie de partir randonner avec Bernard et un de ses fidèles compagnon, pour une approche globale du massif Cantalien, une approche de la flore et comprendre la génèse du volcan du Cantal,  une adresses:   link
  • AU ROYAUME DE LA VERTICALE, les Dolomites (06/06/2008 )
    En Italie, il existe un fantastique massif calcaire, apparu il y a environ 200 millions d'années. Ce massif s'est formé dans la mer. Il est formé essentiellement par la Dolomie (du nom de DOLOMIEU, savant  qui a été le premier à définir et identifier ce genre de roche, au XVIII siècle). Ici, pour le grimpeur comme pour le randonneur, c'est le royaume de la verticale. Pour le randonneur, les parcours de randonnées en empruntant les Via-Ferrates, se rapprochant  de la pratique de l'alpinisme et pour le grimpeur, des milliers de voies d'escalades s'offrent à lui. Sur ce massif, les randonnées se déroulent souvent dans une ambiance très sévère et relativement sauvage. Il est possible, en empruntant les via-ferrates, de traverser un massif complet et ainsi de profiter sur plusieurs jours des impressions d'éloignement et de solitude qu'offre l'immensité de ces montagnes. Bien que l'altitude de ces montagnes ne soit pas très haute (environ 3500 mètres), la verticalité de ce massif n'offre pas d'itinéraires faciles. Pour le randonneur et l'alpiniste, la prudence est de mise, car ici, l'engagement est omniprésent, même sur une randonnée de la journée Le balisage des itinéraires est resté relativement discret pour le plus grand bien du massif et des randonneurs. Il faudra donc, partir avec des compagnons de cordée aguerris avec ce genre de périple et bien sur préparer correctement son itinéraire. DOLOMITES OCCIDENTALES Impression de solitude sur un des balcons du massif de la BRENTA. Sur une des multiples échelles dans la Via delle Bochette Haute, massif de la BRENTA Ici , on se rend compte de l'ambiance des parcours de randonnée. On est tout de suite  mis dans l'ambiance, le ton est donné... Sensation de gaz assurée et verticalité sont au rendez-vous. Ce passage délicat, avec l'aide d'une vielle planche est peu engageant. Sur cette partie éboulée de notre sentier ce passage est impressionnant. Ce genre de passage est monnaie courante dans ce genre de traversée. Il faut avoir le pied sur, car les 300 mètres de gaz sont bien la, sous nos pieds. En bas, les restants d'un des nombreux glaciers. Ils ont fortement participé à ce que sont les Dolomites actuellement. L'action des glaciers, comme dans beaucoup d'autres massifs alpins, a en effet, été déterminante dans le modelage des sommets environnant. Passage délicat  a la CIMA MOIAZZA, dans la GIANNI CONSTANTINI Ici, dans les Dolomites Orientales, c'est la Via-Ferrate la plus longue des Dolomites. Elle requière de la part du randonneur, un certain engagement. En effet, elle a une dénivellation de plus de 1200 mètres cumulés dont 900 mètres se déroulent en pleine paroi. Plus de 2000 mètres de câbles et 600 pitons ont été nécessaire pour l'équiper. Il vous faudra environ 9 à 10 heures pour effectuer la boucle complète et revenir au refuge. Elle nécessite beaucoup d'attention et une certaine expérience de la pratique de la haute montagne. Elle est tout simplement sublime... Dans la directe de la paroi Sud (voie MESSNER) au SASSO DELLE NOVE Ambiance feutrée dans le massif de la BRENTA En passant d'une paroi à une autre, sur un glacier en piètre état. Sur une des multiples vires, BRENTA Au dessus de la mer de nuages Reflet de notre temps, entre beauté et consternation! Des randonneurs peu scrupuleux ont laissés les marques de leur passage. Hé oui, les "Gougnafiers" vont même poser leurs M..... en montagne... PASSAGE DE CREVASSE Au sommet de la CIMA MOIAZZA SUD La TORRE VENEZIA Massif de la BRENTA Entre vires et échelles
  • PROTECTION DU MASSIF DU CAROUX (07/06/2008 )
    Le massif du CAROUX devrait faire l'objet dans un avenir très proche, d'un équipement massif de ses voies d'escalade (Pour un budget de 200 000 euros). Jusqu'à ce jour, ce massif était relativement à l'abri des équipements ayant tendance à aseptiser la pratique de l'escalade. Ce genre de massif à l'avantage d'offrir aux grimpeurs, des escalades de toutes difficultés où l'équipement  est mis en place par le grimpeur lui-même (coinceurs,  friends et autres artifices). Cette approche de l'escalade responsable participe grandement à former les futurs montagnards et invite à un peu plus d'engagement lors de sa propre pratique. Si ce projet venait à aboutir, ce serait un pas de plus franchi, vers une escalade aseptisée et sans beaucoup de saveur. Personnellement  et après avoir grimpé de nombreuses années sur ce merveilleux massif de gneiss, je suis opposé à ce genre d'équipement systématique, qui n'apporte pas grand chose à la pratique de l'escalade, si ce n'est de drainer une fois de plus, les grimpeurs ne voulant pas prendre le temps d'apprendre et voulant une escalade sans risque. Il existe  suffisamment de falaises suréquipées "couennes"en France pour  grimper  sans trop s'engager pour apprendre. Il existe aussi des Structures d'escalade artificielles pour cela. Si le massif du CAROUX devait faire l'objet d'un tel équipement, il devrait se faire, suite à un large consensus avec le plus grand nombre. Il est très important que ce massif reste un terrain d'aventure propice aux enseignements des techniques de sécurités nécessaires à la pratique de la haute montagne (il est un des rares sites " à une basse altitude, grimpable toute l'année) à pouvoir l'offrir aux grimpeurs débutants ou expérimentés. POUR LA PETITE HISTOIRE Lors d'une déclaration conjointe des comités sportifs "alpinisme et escalade", approuvée par le comité directeur FFME à la date des 6 et 7 octobre 1990, il était jugé nécessaire d'avoir sur le territoire Français: -des terrains de hautes montagne vierges de tous équipement -des terrains de montagne équipés -des terrains verticaux hors montagne, vierges (terrains d'aventure...) -et enfin, des terrains verticaux équipés et sécurisés (blocs, falaises, écoles...) La vision de l'aménagement de l'espace grimpable de la FFME était que,  pour la haute montagne et les grands itinéraires classiques, ils ne devraient en aucun cas êtres équipés, tandis que l'équipement pour les falaises "couennes", l'équipement mis en place devait être béton. L'argumentation sur laquelle cette déclaration était établie, était d'appuyer sur le fait que les falaises nécessitant un équipement béton étaient récentes(moins de dix années d'existence), ce qui n'est pas le cas du massif du CAROUX. Il était dit, qu'il devenait même urgent de ne pas mélanger les genres et ainsi de faire comprendre aux grimpeurs en "collants", la différence entre BUOUX et le VERCORS, et que la virtuosité technique est loin d'être suffisante pour maîtriser un itinéraire en haute montagne, fût-ce une voie Piola. La vision de la FFME aurait-elle changée en 2008? Je vous invite à signer la pétition s'opposant à ce projet désastreux:    link Ici il règne un esprit de liberté, que l'on gagne à la force de son expérience acquise au cours d'une pratique régulière avec un minimum d'engagement. Août 2008 MOUNTAIN WILDERNESS FRANCE à pris officiellement position face à ce projet d'équipement. Pour voir : link
  • LES SEPT PECHES CAPITAUX (23/06/2008 )
    Au pied du Cézalier, il existe un petit village réputé pour être perché le plus haut d'Auvergne. Il culmine à une altitude de 1203 mètres.  Dans ce village, les hommes ont construit une magnifique petite église au XII siècle. Cette église se nomme l'église de Sainte Blaise. Sur l'arrière de cette église, se trouve des modillons représentant les sept péchés capitaux. La LUXURE: péché consistant à éprouver un penchant immodéré pour les pratiques charnelles. LA COLERE: péché qui consiste à s'emporter avec une grande violence, contre soit-même ou les autres. L'AVARICE: péché consistant à protéger et s'attacher à ce que l'on possède (surtout l'argent). L'ENVIE: péché consistant à se réjouir du mal qui arrive aux biens des autres. Éprouver le besoin systématique de posséder les mêmes choses que les autres. LA PARESSE: péché consistant à ne pas travailler. Y aller à reculons ou avec une grande mollesse. LA GOURMANDISE: Cette représentation d'un gourmand, avalant un Saint-Nectaire entier avec sa croûte, montre plutôt un péché de gloutonnerie que celui de la gourmandise. Péché consistant à manger sans aucune retenue et sans modération. L'ORGUEIL: péché consistant à souvent se vanter de ses propres qualités au mépris des autres. La fameuse fontaine abreuvoir, sur la place de l'église Sainte-Blaise. Derrière, la maison de la tourbière. A l'intérieure, la fameuse Vierge au poisson avec enfant à l'oiseau. Vierge au poisson avec enfant à l'oiseau, entre lac d'en haut et d'en bas.Symbole Christique et rappel des lacs poissoneux de la Godivelle.
  • LA TOURBIERE DU JOLAN, CANTAL (25/06/2008 )
    LAC ET TOURBIERE DU JOLAN( SEGUR-LES-VILLARS).CANTAL Dans le massif du Cantal,  il y a une tourbière dont la valeur écologique et biologique, justifie qu'elle soit protégée et préservée. Cette tourbière mérite une petite visite, car l'intérêt paysager qu'elle représente mérite bien le détour.  Comme je le disais dans mon premier article sur les tourbières d'Auvergne, ces écosystèmes sont un merveilleux héritage des périodes froides. Ces tourbières représentent sur le territoire Français, le seul espace que l'on peut classifier de sauvage et malgré tout, en DANGER. AGRION, (la petite nymphe au corp de feu) Pynhosoma Nymphula, ou petit agrion rouge. COMARET DES MARAIS, les premiers à fleurir cet année, ils ne sont pas encore en fleur à la tourbière de la Godivelle (nous somme le 24 juin 2008). Normalement la floraison a lieu de juin à août. Plante  que l'on trouve dans certaines tourbières de montagne et ce jusqu'à l'altitude d'environ 1700 mètres. Cette plante participe grandement à "l'armature" des radeaux flottants dans la zone de progression de la tourbière, c'est le cas à la tourbière du JOLAN. Les drainages (à des fins agricoles et sylvicoles), ont fait disparaître pratiquement une bonne moitié de ces milieux humides. La tourbière du JOLAN a un plan d'eau artificiel, crée à des fins cynégétiques, pour attirer des oiseaux migrateurs inféodés aux milieux humides et ça marche...... Ici au JOLAN, on peu comparer ce que l'on a devant les yeux à une tourbière MIXTE, c'est à dire, un milieux qui présente deux aspects dans le temps (plat et bombé). ce genre de tourbière est assez fréquent en moyenne montagne. La tourbière plate est en général un milieu TOPOGENE, c'est à dire alimenté par des eaux provenant des ruissellements "riches en sels minéraux". Ce genre de milieux favorisent en général une colonisation rapide et intense des végétaux. La tourbière  bombée est elle un milieu OMBROGENE. C'est à dire alimentée par l'atmosphère. Ce stade arrive en général, une fois que la tourbière dite "plate" a fait l'objet des la première colonisation et que les radeaux flottants se sont  épaissit en profondeur et en hauteur (les sphaignes ont colonisées l'espace), Dans ce cas la, le milieu devient un milieu asphyxiant acide et les sels minéraux nutritif ont disparus. La tourbière du JOLAN est alimentée en eau par les précipitation  et par un petit cours d'eau, le ruisseau de la GAZELLE "qui la traverse". C'est donc une tourbière à la fois ombrogène et topogène (comme beaucoup d'ailleurs). Quand l'eau provient de l'atmosphère (pluie, neige et brouillard) on dit que la tourbière est une tourbière OMBROGENE. C'est en général, l'immense majorité des tourbières situées en moyenne montagne "Monts Dores, Cantal, Cézalier, etc...).  Quand la tourbière est alimentée par l'eau venant  des barrages naturels (cuvettes de fonds de vallées, moraines, dépressions, etc...) on dit qu'elle est TOPOGENE. En général, ce mode d'alimentation concerne les tourbières situées dans des régions où la pluviométrie est faible.  En règle générale, la plupart des tourbières sont au départ de leur processus Topogène et en fonction de l'influence des climats deviennent très vite ombrogène. Une bien jolie habitation d'une des multiples araignées , grandes colonisatrices des espaces des tourbières. Voici la propriétaire de ce petit nid douillet. Cette magnifique libellule CORDULEGASTRE ANNELE  (Cordulegaster Boltonii) a été photographier le 24 juin 2008 vers 11h00 à la tourbière du JOLAN, CANTAL.  On peu la confondre avec la Cordulegastre Bidente (Cordulegaster Bidentata), mais apparemment absente de la région Auvergne. Elle se laisse faire, car je pense qu'elle est encore émergente. Cette libellule de grande taille est vraiment de toute beauté. Ancien trou (fosse), d'exploitation de la tourbe. Dans des temps anciens et pendant des périodes de "vache maigre", la tourbe a été utilisée comme un combustible potentiellement intéressant. Ici, sur cette photo, l'emprunte d'une exploitation de la tourbe par les habitants des environs, pour se chauffer. Ce trou de nouveau comblé par l'eau est en phase de reprise du processus de colonisation des sphaignes et autres plantes pionnières. Ici la concentration de canards est apparemment importante. RAIPONCE EN EPI, ou raiponse salade. Sa floraison de juin à août, la raiponce en épi aime en général les sols légers et peu humide. On la trouve en bordure des fossés, sur le chemin menant à la tourbière. Sa couleur bleu foncée est spécifique à son implantation sur la massif du CANTAL. Dans les régions inférieurs, elle est de couleur plus claire. J'ai pu les approcher en faisant très attention de ne pas les brusquer, ce qui m'a permis de faire des photos relativement proches (ils ont été très sympa avec moi...). CORDULEGASTRE BIDENTE AGRION  a lunules, seulement présent sur cinq départements du massif central LIBELLULE A QUATRE TACHES, NON DETERMINEE? petite mouche de couleur (noire foncée avec les extrémitées des ailes blanches, grandeur 1 cm ...
  • ANCIENNE TOURBIERE "LE FRAU DE COLLANGES" (28/06/2008 )
    Dans le CANTAL à l'est de DIENNE et en partant du village de COLLANGES, en empruntant un PR sur une distance d'environ 1, 5 km vous accéderez  au lac de FRAU et sur sa partie sud à l'ancienne tourbière.  Pour se frayer un chemin il vous faudra longer la portion de bois en empruntant un chemin forestier sur environ 500 m,  jusqu'à la corne sud du lac et ensuite tracer plein est dans la tourbière. Nous sommes à l'altitude de 1220 mètres (bien-sur la prudence est de mise...). Accouplement Agrion, en bordure de la tourbière. COMARET DES MARAIS (Comarum Palustre), ou aussi Potentilla Palustris. Famille des Rosacées.  Selon l'exposition et l'altitude des tourbières visitées, les Comarets ne sont pas tous en avance sur leur floraison. En effet ici, comme à la Godivelle dans le Puy de Dôme, très peu de spécimens sont en fleur. Sur d'autres tourbières, comme au Jolan, les Comarets fleurissent depuis maintenant plus d'une semaine. GRENOUILLE VERTE LIBELLULE A QUATRE TACHES Nous sommes dans le coeur de la tourbière et on peu distinguer les nuances de couleur de la végétation, ce qui en dit long sur l'aspect paysager de la tourbière. Les arbustes rencontrés (Bouleaux, saules), mais aussi, (molinie etc....). Ici nous ne sommes plus au stade du bombage de la tourbière, mais au stade, où la cuvette est comblée, la tourbe desséchée et les sphaignes en fin de transformation (c'est la mort des sphaignes), l'humidité de la tourbière est au stade "minimum" et la tourbière s'est de nouveau affaissée. ORCHIS A DEUX FEUILLES (Platanthera bifolia), famille des Orchidacées. Cet Orchidée est assez commune des 400 mètres d'altitude en moyenne montagne, sauf dans le massif du Forez. Sa floraison se termine, car elle a lieu de mai à juillet. CIRSE DES MARAIS (Cirsium Palustre)ou Bâton du diable, Famille des Composées. Sa floraison commence tout juste, elle a lieu de juillet à septembre. Ce Cirse s'établi sur le bord des marais et des tourbières, mais aussi sur les bords des fossés humides, en sous bois. Cette plante magnifique est commune dans les monts-Dores et le Cantal, jusqu'à 1700 mètres. Plante mellifère; utilisée contre la fièvre. CHARDON PENCHE (Carduus nutans), lui aussi appartient à la grande famille des composées. Sa floraison a lieu de juillet à août. A contrario du Cirse, lui vit sur les lieux incultes et secs. Donc au abords du chemin allant à la tourbière, dans le cas présent. Cette plante magnifique est commune et ce , jusqu'à l'altitude de 1400 mètres, dans le Cantal. Cette plante est comestible, on la déguste en mangeant les parties moelleuses de sa tige après les avoir  faite cuire.
  • TOURBIERE DE LA PIGNOLE (29/06/2008 )
    Dans le massif de l'ARTENSE, entre Sancy et Puy Mary, la tourbière de la PIGNOLE. C'est une des plus remarquable et des plus riches tourbières  d'AUVERGNE (c'est la tourbière "parfaite" de moyenne montagne). A son origine, elle avait une superficie de 20 ha, aujourd'hui, le lac occupe une superficie d'environ 1,5 ha pour une profondeur de 10 à 15 mètres. L'évolution de cette tourbière c'est fait à partir de l'emprisonnement de l'eau dans un surcreusement glaciaire. Il y a eu formation d'un lac, puis par le jeu du comblement de la végétation depuis  les bords vers le centre, il y a eu formation de radeaux et de tremblants (tourbière limogène). La tourbière s'est formée et a gonflée, elle est devenue une tourbière ombrogène "comme la plus part des tourbières de moyenne montagne". Ici sur les tremblants, on remarque aisément le tapis de plantes carnivores  "en bas à droite sur la photo". Champ de linaigrettes, sur la partie sud de la tourbière et dans l'espace des touradons. DROSERA INTERMEDIA , appelée aussi ROSSOLIS INTERMEDIAIRE. Famille des Droséracées, cette Droséra est présente à la tourbière de la pignole, au milieux des sphaignes. Ici les populations sont relativement importants et élevées. De véritables tapis de plantes carnivores sont implantées sur le bord orientale du lac , sur le bord des tremblants. Elles sont la par centaines.  Détails des feuilles sur la Drosera intermédia (Rossolis intermédiaire). Détails sur la forme des feuilles sur la Rossolis à feuilles rondes (Drosera Rotundifolia). BRUYERE QUATERNA (Bruyère à quatre angles ou des marais) ERICA TETRALIX. Cette espèce préfère les parties en eau et peu minéralisées, au contraire de sa voisine, la Rossolis à feuilles rondes, qui elle, supporte mieux des baisses temporaires du niveau de l'eau de la tourbière. Cette plante est âcre et caustique. Accouplement AGRION à Lunules. Sur les bords des tremblants, dans l'eau, on distingue très nettement le système racinaire des plantes à l'origine des radeaux (long et tortueux). Sur les bords des tremblants, la végétation, ici est très riche et les plantes aquatiques sont implantées au milieu  et sur les sphaignes. Un véritable paradis pour les habitants de ce milieu exceptionnel. Une des nombreuses araignées, habitantes des tourbière. A ce jour pas encore déterminée... Cette feuille de Drosera est splendide. Sa couleur rouge et ses petites gouttes gluantes, sont autant de pièges pour les petits insectes imprudents. Une magnifique EPEIRE des bois ( Aculepeira Ceropegia). Ici elle a élue domicile sur les bruyères, pas loin des tremblants et attend patiemment ses proies. Grenouille verte /Green Frog ( Rena "esculenta") . Sur un arbrisseau, en bordure de la tourbière. Ce matin, le 1 juillet 2008, elles ont montrées le bout de leur nez (fleur de Rossolis à feuilles rondes). Non, vraiment, cette petite grenouille verte ne risque pas grand chose de la part de cette plante carnivore, qui ne demande, elle, qu'à fleurir...
  • LAC DE TOURBIERE DE LASPIALADE (29/06/2008 )
    BIENVENUE DANS UN COIN DE PARADIS LIBELLULE A QUATRE TACHES. Véritable petit paradis pour les amoureux des tourbières, le lac de tourbière de LASPIALADE, dans l'ARTENSE, est privé. Avant de pénétrer sur le site si les propriétaires sont la, il est conseillé de demander l'autorisation. Ils vous l'accorderont sans aucun doute. Tout est là pour observer les insectes et la flore. Les tremblants sur les bords du lac sont exceptionnels. Un vrai jardin aquatique... Alors prudence et beaucoup de délicatesse vous est demandé si jamais l'envie vous prenait d'aller y faire un tour... Cette ROSSOLIS A FEUILLES RONDES, (Drosera Rotundifolia) est splendide et implantée sur les tremblants en bordure du lac, sur sa rive oriental. Ici elles sont de toutes beauté et par centaines. Je ne saurais que vous conseiller de rester sur le passage déjà marqué, afin de ne pas piétiner ses  tapis de plantes carnivores. Cette petite araignée est très rare. En effet, il s'agit d'une "Dolomède" . La vie de cette Arachnide se passe la plus part de son temps sous l'eau. Elle plonge dans l'eau en s'aidant des plantes aquatiques et se nourrie parfois de petits alvins et aussi de petits têtards. Cette magnifique couleuvre à collier, ce matin, se réchauffe avec le soleil levant sur mon passage. Ce reptile est complètement inoffensif pour l'homme (moi en l'occurrence) et vit ici, comme dans d'autres tourbières d'ailleurs. Cet espace aquatique est sont milieux de prédilection pour chasser et se nourrir. Elle ingurgite sans vergogne, grenouilles, petits rongeurs et insectes, mais aussi, c'est une excellente nageuse et il est très fréquent qu'elle se nourrisse de petits poissons. Ce serpent, comme d'autres est bien-sur, PROTEGE... Elle me tire la langue, pour prendre la teneur de la situation.... Elle est sur ses gardes. Voila à manger pour elle, peut-être pour bientôt? NYMPHEA à GRAND DEVELOPPEMENT, famille des Nymphéacées Caloptéryx élégant Le NYMPHOEA  ALBA à grand développement a des feuilles de grande taille (environ 25 cm de diamètre). L'aspect de ses feuilles est d'un vert brillant et leur surface donnent l'impression d'avoir été cirée. Cette fleur de grande beauté a une espérance de vie limitée, quelques jours seulement. On le trouve "ici", car le lac de tourbière de Laspialade se différencie des tourbières d'altitude, qui sont elles, bien souvent à un autre niveau d'évolution. Libellule à quatre tâches. Je vous ai à l'oeil... Droséra à feuilles rondes. Libellule déprimée (femelle). Libellule émergente (à quatre tâches). Raiponce en épi (aux abords de la partie "en tremblants"). A SUIVRE............................................En construction.............................................
  • LAC DE TOURBIERE DE L'ESCLAUZE (11/07/2008 )
    Un des plus grands lac-tourbière de l'Artense. Pas forcément un des plus intéressant. CALVAIRE, à l'entrée d'Egliseneuve d'Entraigue. CHEVREFEUILLE, plante originaire du sud-est de l'Europe. En Auvergne, vivant à l'étage des collines, sur les bords des chemins, en sous bois et ensoleillés. Caractère: liane pouvant atteindre 5 mètres de hauteur.  Son parfum, en fleurs est très puissant et exceptionnellement agréable. LIBELLULE  (Libellula Dépressa LINNAEUS), photographier posée sur une pierre enchâssée  sur le  chemin d'accès à la partie en tourbe. Ne voyant aucun liséré blanc en bordure des quatres tâches noires, ici il sagit peut-être d'une Libellule Fauve (Libellula Fulva?) Ce qui attire le regard en contournant le lac de tourbière de l'ESCLAUZE, ce sont ses deux îles flottantes en plein centre. Sa superficie est aussi importante et l'accès à ses bords n'est pas toujours évident. EN CONSTRUCTION..............................................................
  • ZONE HUMIDE et TOURBIERE DE PENTE-SANCY (18/07/2008 )
    PARTIE HAUTE Le PUY DE SANCY (un jardin botanique) Dans le haut de la fontaine salée. En se baladant sur les sentiers de randonnée qui mènent au sommet du monarque du centre de la France, quelque part, il y a "pour celle ou celui qui sait observer" des zones humides (tourbières de pente), avec leur cortège de particularités et fleurs spécifiques aux milieux humides et tourbeux. Haut de la zone humide (partie de la zone "en eau", Sphaignes et plantes de milieux humides spécifiques (il est fortement déconseillé d'y pénétrer sans précautions élémentaires) au risque de détruire un espace protégé... Partie basse de la zone humide de la dépression "sous les crêtes", (ici ce sont les Saules des Lapons qui y règnent) En marchant et en regardant légèrement plus bas sur la droite du sentier, on peut remarquer la présence de petits saules et de la fameuse Linaigrette "ce qui incite à aller voir de plus prêt, avec encore une fois, un maximum de précautions" Les critères d'identification d'une zone de tourbière sur un flanc de montagne sont en général discrets et à moins que l'on s'en approche, il est difficile d'en  définir les paramètres.  A partir d'un inventaire rapide (géographique, climatique, biologique, etc...) apparaitront des spécificités aux milieux tourbeux. Dans la partie haute de la dépression et sur un tapis de sphaignes, des GRASSETTES sont en fleur. Cette plante est plus fréquente sur les zones humides en moyenne montagne, car plus adaptée aux rigueurs des conditions météo. Les critères pour identifier une zône humide (tourbière de pente): Les données géographiques (relief, paysage et nature du substrat). Les données climatiques (les précipitations et le brouillard). Les données biologiques (la flore "espèces typiques, répartition, adaptation de la flore, etc...) et enfin, l'aspect physique et chimique du milieu (l'eau  "si elle est libre, stagnante, ph, sels minéraux, etc...) Cette approche, permettra de différencier et de comparer plusieurs zone humides ou tourbières et d'en définir les critères qui sont propres à chacune. En effet, à part dans "les grandes lignes", aucune tourbière n'a la même histoire et la même façon de fonctionner. En prenant dès le départ, ce genre de réflexion comme critère d'identification , votre approche du milieu "spécifique tourbière", n'en sera que plus juste. GRASSETTE ou Langue d'oie, mais aussi Violette Grasse. Famille des Lentibulariacées. C'est une plante vivace. Ses feuilles "ovales", sont disposées à la base et sont de couleur vert jaunâtre et gluantes. En effet c'est une plante "partiellement carnivore" dont les feuilles couvertes de glandes, sécrètent  un produit attirant les insectes. Le produit sécrété par ses glandes lui sert à digérer ces mêmes insectes en les décomposant. Sa floraison a lieu de mai à juin en général. Selon le retard de la végétation, il arrive parfois qu'elle soit plus étendue dans le temps (c'est le cas sur le Sancy, nous sommes le 18 juillet 2008). Cette fleur a une taille d'environ 15 mm et elle est implantée sur sa tige d'environ 15 cm de haut. LINAIGRETTE ou Jonc a coton, famille des Cypéracées. C'est une plante vivace de 30 à 60 cm de hauteur. Les fruits donnent l'apparence de pompons cotonneux. Sa floraison a lieu d'avril à juillet. Habitat, jusqu'à 1600 m. Cette plante est caractéristique du paysage des milieu tourbeux. LES SPHAIGNES, et COMARET. Au cours de leur évolution, les sphaignes s'agglutinent pour former à la surface de l'eau des touradons. Ces touradons finissent par se rejoindre et comblent complètement la surface occupée par l'eau. Ensuite, les sphaignes s'accroissent sur la hauteur. Dans ce milieu asphyxiant (acide) elles comblent en épaisseur l'espace de la cuvette ou de la dépression. En se tassant elle meurent et sont à l'origine de la tourbe. Aspect visuel d'une sphaigne. Ici il s'agit d'une tourbière "motteuse", son alimentation se fait par ruissellement des eaux régulières. Elle présente la même dynamique qu'une tourbière bombée. Ce qui la différencie, c'est sa taille qui est beaucoup plus petite et donc sa morphologie varie. Hors-mis certaines plantes qui diffèrent, son rôle de conservation de l'eau n'est en aucun cas, négligeable. Il est même essentiel pour l'alimentation en eau pour l'activité pastorale. Ici sur cette photo, on distingue la partie verte qui renferme les pigments chlorophylliens et la partie orange marron, dont les tiges meurent par la base. SAULE DES LAPONS (Salix Laponum), famille des Salicacées. C'est un petit arbre pouvant atteindre 1 à 2 mètres de hauteur. Ses feuilles sont très douces au toucher, elle sont couverte d'un "duvet" blanc. Ses fleurs sont regroupées en chatons. Ce petit arbuste est très fréquent dans les tourbières  et les zone humides de moyenne montagne. Cette plante est très rare, elle est localisée dans les monts Dore et le Cantal. Plus abondante dans le monts Dore. A PROTEGER ABSOLUMENT. ...
  • CASCADE ET TOURBIERE DE LA BARTHE (26/07/2008 )
    La partie encore en eau de la tourbière de la BARTHE. Ici, nous sommes sur une zone humide de tourbière, dans la région de Picherande (Puy de Dôme). Cette tourbière est une des plus imposante de par sa superficie, mais aussi pour son intérêt en ce qui concerne sa flore. Sur cette photo, au centre, une petite île. En fait c'est ce qu'on appelle un radeau. Ici, en se rapprochant de la partie "au centre de la zone en eau", sur la photo au dessus, on peut remarquer le nombre très important de plantes , comme le COMARET des MARAIS (plante à l'origine des radeaux et tremblants). LIGULAIRE DE SIBERIE, Ligularia Sibirica. Cette plante est très rare et ici, à la BARTHE, on peut la voir sur les bords de la tourbière. Elle appartient à la famille des composées, c'est une plante vivace. Plante robuste, pouvant atteindre jusqu'à 1, 5O mètre de hauteur, on la reconnaît à ses grosses grappes de marguerites "caractéristiques" de couleur jaunes. Sa floraison a lieu en général en août ( photo prise le 20 juillet 2008). IL EST BIEN SUR INTERDIT DE LA CUEUILLIR... En arrivant sur la partie affaissée de la tourbière. Cette plante (la Ligulaire de Sibérie), est une plante rare, car on ne la trouve que seulement sur quelques stations en France. Son aire normale est les régions froides de l'Europe de l'Est. Chez nous, en Auvergne, c'est une RELIQUE DE L'EPOQUE GLACIAIRE et on la trouve seulement à quelques rares endroit dans le Puy de Dôme et très ponctuellement sur le massif du CANTAL. COMARET DES MARAIS, plante à rhizomes à l'origine des tremblants. MOUSSES, au pied de la cascade de la BARTHE. La mousse, comme les algues, les champignons, les fougères, ne fleurissent jamais. Toujours de très petite taille (entre 1 à 8 cm), cette plante réputée pour sa capacité à survivre, même dans des milieux très pauvres, se satisfait en général, d'une très rare exposition à la lumière, ainsi que parfois, de rares gouttes d'eau. Sur cette photo, on remarque de fines pointes vertes ressemblant étrangement à de petites feuilles. Elles sont implantées sur leur axe (tige). On appelle cela, l'axe feuillé ou encore, plante feuillée. Les mousses ont la particularité d'absorber l'eau (directement au contact de leurs cellules), ce qui explique parfois, la différence de couleur sur un tapis de mousses. La partie qui manquera d'eau, se desséchera et l'autre, qui elle, n'en manquera pas, verdira. Pour la première, on dit qu'elle entre en vie ralentie. Dès qu'elle retrouvera l'eau, elle retrouvera toute sa vitalité. Cette particularité peut expliquer l'implantation de certaines mousses sur des supports très arides. CASCADE DE LA BARTHE. (a voir) Reflet de l'arc en ciel, dans le bas de la cascade de la BARTHE.
  • DANS LA LUMIERE... (02/08/2008 )
    Instant magique ... En montant le long des Dykes sur les crêtes du Redon, vers l'Ours (coté Val de Courre), massif du Sancy. Sur le grand tour des Annapurna (passage vers la lumière). Vers la lumière, au petit matin... Le toit du monde... Jeu de la lumière automnale sur un Lichen, tourbière d'Auvergne... Miroir aux allouettes, envol d'une libellules à quatre tâches, tourbière de la Pignole, Cantal. Jeu de la lumière nocturne dans les arbres givrés. Petit passereau sur un Rhododendron blanc, dans le massif des Annapurna. Au petit matin... Quand la lune joue avec les montagnes.
  • BHAKTAPUR, cité médiévale (27/10/2008 )
    Ph-Marrel Dans la vallée de Kathmandou, la cité médiévale de Bhaktapur a été construite au IXè siècle. Cette très ancienne cité est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979. C'est une ville où se côtoient , paysans et Artisans. Les habitations Faites de briques et de bois sculpté lui donnent un caractère unique et qui ne laisse pas de "marbre " le visiteur. Ph-Marrel En remontant dans les ruelles, ici, la vie des habitants semble se dérouler en grande partie dehors. La récolte de blé et autres céréales "selon la saison", en fait un lieu hors de notre temps. Ici, les hommes et les animaux vivent ensemble, sans que cela trouble un seul instant, l'impression de quiétude qui règne dans cette ville. Ph-Marrel Ici, une habitante de Bhaktapur, secouant fortement une gerbe de blé, afin d'en récolter les grains et  ainsi de faire les réserves nécessaires pour  que la famille puisse survivre tout au long de l'année. La récolte sera déposée sur une bâche et sera laissée un certain temps au soleil pour sécher. A la moindre goutte d'eau, elle sera protégée avec beaucoup d'intérêt. Ph-Marrel Tous le monde participent à la récolte, les enfants comme les adultes. Le travail qui consiste à étaler pour faire sécher les grains de la récolte est principalement exécuté par les femmes, les homme étant certainement occupés à d'autres taches (celle de ramener sur les places de Bhaktapur, les gerbes de blé). Cette femme sur le pas de sa porte, ne perd  pas une seule miette de ce qui ce passe dans sa ruelle et tout en faisant la toilette de son bébé, participe à la vie de la cité en causant avec ses voisines occupées "elles", à d'autres tâches. Sur la terrasse de sa maison, cette femme observe la vie trépidante des habitants de Bhaktapur. Instant d'émotion pour une famille accompagnant un des sien vers le lieu de crémation. La vie continue. Au détour d'une ruelle, les mains de l'artisan potier. Sculpture sur bois, sous le toit d'un temple. Façade d'une maison, aux sculptures sur bois, travail des artisans de Bhaktapur. Ph-Marrel Tous les endroits sont bons pour récolter et faire sécher la récolte de l'année. En balade sur le dos de sa soeur dans les rues de Bhaktapur. Scène de purification "après un deuil" dans la BAGMATI. Temple dans le haut de la cité de Bhaktapur. Les femmes aux champs, Bhaktapur. Scultures érotiques sur le temple à Durbar Square, Bhaktapur. Durbar Square, Temple Bhaktapur. Photos de Philippe MARREL et Christian BARBIER
  • LA TOURBIERE DE LA PIGNOLE (vision automnale). (09/11/2008 )
    Aujourd'hui 10 novembre 2008. La tourbière de la Pignole a revêtue ses couleurs d'automne. En pénétrant sur le centre de la tourbière, on remarque que le niveau de l'eau a monté d'environ une dizaine de centimètres. Avec les précipitations de ces derniers jours, il n'est pas extraordinaire que cela en soit ainsi. En me rapprochant du bord de la partie encore en eau, les Rossolis à feuilles rondes et Intermédiaires ont complètement disparues ( à part dans certains secteurs ou l'on peut observer encore ici et là, quelques tiges sortant de l'eau et  comportant des fleurs en fin de vie). Aux abords de la tourbière et sur les sphaignes, quelques vieux champignons résistent aux premiers assauts de l'hiver et malgré la neige tombée ces derniers jours ils profitent des derniers rayons de soleil avant de disparaître définitivement pour cette année. Sur les bords des tremblants, il y a encore "presque en fleur", l'Andromède, qui se fait quand même de plus en plus rare, elle aussi. A cette époque de l'année, l'atmosphère qui règne dans les tourbières et particulièrement sur celle de la Pignole, est unique. Les teintes du printemps (voir autre article), ont laissées la place à des couleurs de "feux et terreuses". Ici domine, sur les tremblants, la couleur rouge, imprimée par les Sphaignes et plus on s'éloigne sur les touradons aux abords de la tourbière, c'est l'impression de couleur terre, qui domine. La configuration de la partie en eau de cette tourbière, lui donne un aspect unique. Sur les tremblants, au plus proche de la partie en eau, seul l'Andromède  et quelques bruyères à quatre angles, subsistent. Les Sphaignes ont changées de couleur et sont passées du vert au rouge, ce qui donne cette couleur automnale à l'ensemble de la tourbière. Toutes les araignées ont disparues elles aussi, seule quelques petites grenouilles rousses font de la résistance avant l'arrivée de l'hiver. En contournant les touradons et à la limite des clôtures mises en place pour que les bovins n'aillent pas trop prêt du bord de l'eau, un petit végétal bizarre et pour le moins original "le Lichen". Il  trône sur le haut des piquets. Ce végétal, entre "champignon et algue", est à cette époque dans ses plus beaux apparats.   Entre touradons, radeaux et tremblants. Bientôt le feuilles de nénuphars auront disparues, ainsi que les andromèdes et autres plantes et fleurs de tous poils. Ici sur cette photo, ce qui reste de la floraison des Droséras. Le niveau de l'eau ayant fortement monté, seulement la tige dépasse de l'eau, les feuilles ont complètement disparues. Sur les Sphaignes de couleurs rouges vif, seulement quelques champignons sont encore là (plus pour bien longtemps). Décomposition d'une feuille de nénuphar.
  • TOURBIERE de la PIGNOLE (HIVER 2008) (07/12/2008 )
  • METAMORPHOSE d'une NAISSANCE annoncée... (20/05/2009 )
    Ce matin, il est 7h30 et je me promène sur la tourbière de Gayme dans le Puy de Dôme près du village de Picherande. Aujourd'hui je suis ici "dans le secret" espoir de pouvoir observer et de faire des photos de  la naissance d'une libellule (la CORDULIE BRONZEE, Cordulia aenea), dont la population me semble importante sur ce site. La plus part du temps, ici, on peut observer facilement, une population très importante de libellule à quatre tâches, mais aussi des Agrions de toutes sortes et bien-sur, d'autres grandes libellules. Après une demi heure d'observation et après avoir fait quelques clichés d'Agrions, en marchant sur le bord de la partie en eau de la tourbière, j'observe  en plusieurs endroits des "EXUVIES" de libellule qui ont déjà pris leur envol dans les jours précédents. La meilleur période pour les naissances a lieu de mai à juin et c'est maintenant que je j'ai  une chance d'observer une métamorphose de larve de libellule. A mes pieds en marchant, je fait partir plusieurs libellules de cette espèce et je pense que l'endroit semble approprié pour une telle observation. En regardant et observant scrupuleusement (à terre) à chacun de mes pas, une larve sort de l'eau et commence à grimper sur quelques brins d'herbes. C'est ici et maintenant que l'observation de cette transformation peu commune, commence. Cette créature sortie de l'eau et semblant venir d'un autre monde est une larves dont la vie dans l'eau a durée plusieurs années.  La forme de la larve, ne ressemble en rien à la majesté de la libellule qui devrait en sortir dans plusieurs heures. Je sais qu'il me faudra faire preuve de beaucoup de patience si je veux l'oserver sur toute sa métamorphose. Je l'ai déjà fait et sais que je suis parti pour au moins 5 à 6 heures d'observation. Ne suis-je pas ici pour ça?... Au début, la larve sort de l'eau et commence à grimper sur une poignée d'herbes, sur environ une hauteur de 15 à 20 cm. Par ses pattes puissantes, elle s'agrippe sur les herbes et fini par stationner au même endroit, pour être prise de spasmes au début assez espacés, puis rapidement de plus en plus fréquents et parfois violents. Ce travail va durer plus de quatre heures et me donne l'impression de partager sa souffrance. La naissance d'une libellule (être gracile et plein de délicatesse), se passe dans la souffrance, en tous cas au moins en apparence. Peu à peu elle se transforme et son thorax augmente sur sa partie dorsale. A ce stade, la larve continue de se transformer et semble dans un repos relatif tout en ayant des spasmes saccadés et moins fréquents. J'observe que le haut de son thorax est de plus en plus modifié et donne l'impression qu'il ne devrait pas tarder à éclater pour libérer la libellule qui l'habite. Après une demi heure d'observation et de patience, il s'ouvre et libère ce qui ressemble à son thorax , puis ses deux pattes avant et très rapidement sa tête. Je suis très impressionné par la dimension de la bête qui en sort, car apparemment plus grosse que le contenant. Elle se métamorphose très vite et prend un volume pas du tout en rapport avec son enveloppe (exuvie). De petits files de couleur blanche, sont là pour la retenir et que dame nature lui assure toutes les chances de survie devant une telle épreuve. Elle restera un certain temps dans cette position (une demie heure environ) semblant sans vie. En fait elle continue sa métamorphose balancée au grès des rafales de vent qui manquent de décrocher son enveloppe seulement retenue par deux pattes à son support hypothétique. Elle semble avoir toutes les peines du monde pour sortir ce qui reste de son abdomen et semble toujours immobile, accrochée à son enveloppe, maintenant sans vie. Puis elle recommence à bouger en sortant ses pattes encore retenues dans leur camisole et par de petits mouvements, elle continue d'essayer de s'extirper de son enveloppe. Maintenant elle s'accroche à l'aide de ses deux pattes avant sur un brin d'herbe, en dessous de son enveloppe et dans un effort ultime, sort le reste de son abdomen, pour se retrouver carrément en dessous de son exuvie. Puis remonte en s'accrochant à celle-ci pour se stabiliser de nouveau et continuer sa transformation. Sur cette photo, ses yeux commence à se colorer et elle semblent me regarder en se demandant ce que je fiche bien là... Puis après un certain temps, elle remonte au dessus de son enveloppe, c'est maintenant qu'elle va commencer à déployer ses ailes. Moment plein de délicatesse et de fragilité. Ses ailes s'étirent doucement, mais malgré tout rapidement. Elle se développeront une par une, jusqu'à qu'elles soient totalement déployées. Ensuite viendra le moment ou elle prendra le temps de faire sécher tout ça et prendra son envol au début par petits bons successifs puis volera de ses propres ailes. Ici elle a changée de support  et ...

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